Archives de l’auteur : Ollivier Mathilde

Primaire de l’écologie pour l’élection présidentielle d’Avril 2022: Inscription jusqu’au 12 Septembre 2021

Notre environnement se dégrade à une vitesse terrifiante. Ces derniers mois, les canicules, les incendies, les inondations se sont multipliés, partout sur la planète. Le dernier rapport du Giec nous confirme que ces événements, liés à l’activité humaine, vont être de plus en plus fréquents et violents dans les années à venir. Il nous donne aussi espoir : nous pouvons encore agir. Il nous reste peu de temps – dix ans sans doute – pour transformer nos politiques.
L’écologie a posé le diagnostic depuis de très nombreuses années déjà. Elle propose un nouveau projet de société, plus respectueux de la Terre et des humains, fondé sur des solutions concrètes, déjà expérimentées dans de nombreuses villes et régions du monde. En France, les élections européennes et locales nous ont confirmé le succès et les progrès de l’écologie politique.

Aussi, nous vous appelons à participer à cette dynamique en votant à la primaire du pôle écologiste français le 16 septembre 2021. Cette primaire ouverte à toute personne âgée de plus de 16 ans permettra de désigner le ou la meilleure candidate pour incarner les combats de l’écologie :  lutte contre le réchauffement climatique protection de la faune et de la flore sauvage exigence de justice sociale approfondissement de notre démocratie 

L’inscription, d’un coût de 2 euros, est possible jusqu’au 12 Septembre:

Je m’inscris à la primaire de l’écologie 

Nous vous invitons à participer pour que l’écologie grandisse encore. Elle est en capacité de rassembler, bien au-delà de son camp traditionnel. Elle est en capacité de s’imposer comme une force politique majeure. Nous vous invitons à participer parce que nous n’avons plus le temps d’attendre. L’écologie doit gagner et elle a besoin de vous.

Cette primaire vous propose de choisir entre cinq candidats issus des formations du pôle écologiste (Europe-Ecologie-les-Verts, Génération.S, Génération Ecologie, Cap 21, Alliance écologiste Indépendante, le Mouvement des Progressistes).  


Delphine Batho Message vidéo de Delphine Batho aux Français de l’étranger & plateforme web de Delphine Batho


Jean-Marc Governatori Message vidéo de Jean-Marc Governatori aux Français de l’étranger & plateforme web de Jean-Marc Governatori


Yannick Jadot Message vidéo de Yannick Jadot aux Français de l’étranger & plateforme web de Yannick Jadot


Eric Piolle Message vidéo d’Eric Piolle aux Français de l’étranger & plateforme web d’Eric Piolle


Sandrine Rousseau: Message vidéo de Sandrine Rousseau aux Français de l’étranger & plateforme web de Sandrine Rousseau

Nos deux nouveaux élus en Belgique, Bertrand Wert et Léa Charlet

Du Japon au Canada, en passant par la Belgique et le Kenya: les résultats des élections consulaires, circonscription par circonscription

Belgique:

Les Verts Français•es se placent 2e du scrutin à seulement 58 voix de la liste LREM (23,05%), avec 22,6%, et très loin devant le 3e, l’alliance du Parti Socialiste, Génération·s et le Parti Communiste avec seulement 14,05%, ou la France Insoumise avec 7,44% Ce score est révélateur d’un certain nombre de tendances de fond sur le plan politique :

  • Tout d’abord, on constate que « la vague verte », loin de s’affaiblir, se renforce. Au coude à coude avec LREM, et plus de 8 points devant le PS et 15 points devant la France Insoumise, Europe Écologie
  • Les Verts s’impose comme la force de l’alternative et de rassemblement à gauche.
  • A contrario, La République En Marche continue de perdre de son influence ici en Belgique par rapport à son score de 2018, et les partis de droite et réactionnaires sont empêtrés dans leurs divisions. On se félicite que le Rassemblement National reste toujours autour des 5% en Belgique malgré une batterie d’assistant•es au Parlement européen très présent•es sur leur liste.
  • Enfin, les écologistes et les gauches représentent pratiquement 45% des suffrages exprimés en Belgique, ce qui augure de fructueuses pistes de travail commun.

Luxembourg

La circonscription de Luxembourg a vu s’affronter 7 listes différentes dont deux à gauche, une liste d’union EELV/LFi/CISE et une liste FdM/PS. Traditionnellement marqué à droite, la circonscription n’a pas manqué à sa réputation en faisant reculer de 10% le vote de gauche, par rapport à 2014, si l’on totalise les voix obtenues par les deux listes. Une liste pseudo écologiste issue du centre droit à pu tromper l’électeur qui y a apporté ses voix à presque 10 %. La liste conduite par Alexandre Chateau-Ducos, Co-secrétaire de la région EELV Hors de France, est arrivée en 3ème position, à 15 %, à 1 voix de la seconde liste UDi et rate ainsi l’élection d’un déléguée consulaire.
 LREM arrive en tête avec 25 % et rafle 2 conseillers et 1 délégué, LR récupérant le dernier siège de conseiller. Une déception quant à l’échec d’une liste de grand rassemblement à gauche qui aurait pu faire jeu égal avec LREM.

Japon:

Au Japon, la liste d’union PS, LFI, EELV, PRG réalise un score de 32.51% et arrive seconde derrière la liste de droite. Elle obtient un poste de conseiller attribué à François Roussel. Par circonscription, notre liste arrive première sur Kyoto, qui est traditionnellement plus marquée à gauche que la circonscription de Tokyo. Les équilibres politiques sont stables : la droite avec la REM représentent 55% des votants, soit un total pour la gauche (notre liste d’union plus 2 listes concurrentes) de 45%.

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, notre score de 17.3%, juste derrière la liste LaREM (20.0%) et la liste UDI (17.9%), nous permet de multiplier notre nombre d’élu.e.s par 4. Nous dépassons ainsi toutes nos espérances en tant que nouvelle liste avec un binôme, Rémi et Isabelle, se présentant pour la première fois ! Nous obtenons 2 Conseiller.e.s sur 9, qui veilleront à ce que l’écologie soit à l’agenda des conseils consulaires. Nous obtenons également 2 Délégué.e.s (sur 12), qui pourront voter lors des élections sénatoriales. 

Catherine Blanche, tête de liste au Chili, vote

Une victoire et de nombreux nouveaux Conseiller.es des Français de l’étranger pour Europe Écologie les Verts

Les élections des Conseiller.es des Français de l´étranger se sont déroulées par vote électronique du 21 au 26 Mai, et aux urnes les Samedi 29 et Dimanche 30 Mai dans le monde entier. Ces élections sont certainement parmi les moins connues et médiatisées, alors même qu’elles concernent quelques 2 millions de Français.es résidant à travers le monde. Elles sont un moment important de démocratie pour ces résidant.es hors de France, et permettent l’élection de conseiller.es de terrain qui ont pour fonction: de suivre le travail des services publics français à l’étranger – consulats, ambassades, lycées français ; de participer à l’allocation de bourses scolaires et sociales ; d’élire les 12 sénateur.ices des Français établis hors de France.

Le taux de participation à ces élections est resté stable, autour de 15%, malgré le contexte pandémique qui aurait pu détourner beaucoup du scrutin. La grande majorité des votant.es a utilisé le vote électronique. Ce taux de participation traduit la connaissance de ces élections par un même noyau de Français.e.s, assez au fait de la politique, des élus en place et des étiquettes.  

Comme pour les municipales, les résultats indiquent qu’il y a une prime aux sortants malgré un bilan maigre quant aux avancées obtenues par les conseillers consulaires. De manière générale, les proportions gauche-droite sont conservées depuis 2017 avec autour de 150 élus pour la gauche et le reste pour la droite (dont LREM & ASFE).

LREM n’a pas grignoté sur l’électorat de gauche mais plutôt sur la droite traditionnelle des Français de l’étranger plutôt conservateurs modérés. Elle s’est implantée dans les grands centres urbains de la même façon qu’en France (Singapour, Londres, Luxembourg, NYC…).

La révolution copernicienne est l’ajustement à l’intérieur de ces blocs. On assiste à une poussée de la gauche écologiste, au détriment du PS et de FdM sans toutefois renverser la table. La dynamique est forte mais progressive. La plupart du temps, ce sont les listes en union des gauches ou de plusieurs partis de gauche qui arrivent en tête, ce qui pousse à renouveler ce scénario pour les prochains scrutins. Des circonscriptions sont perdues, souvent de peu, du fait de la présence de plusieurs listes de gauche. Un large rassemblement, qui reste un défi mais pourrait se transformer en opportunité, permet de penser que la gauche peut progresser dans la présence du nombre d’élus des Français de l´étranger pour les prochaines échéances. 

L´urgence écologique est désormais au coeur des débats et engagements politiques, et était très présente dans les titres et professions de foi sur tout l’échiquier politique de ces élections consulaires. Les écologistes, ayant anticipé depuis longtemps les défis écologiques à venir, apportent des solutions sociales et sociétales concrètes que les autres forces politiques commencent à peine à appréhender.

Une satisfaction pour tous, la présence du Rassemblement National reste microscopique à l’étranger, ne correspondant en rien aux Français et Françaises ayant fait le choix de partager avec l’autre, avec le citoyen national dans le pays dans lequel il vit. Enfin, malgré des prérogatives très réduites de ces élus, il y a eu pléthore de candidats. On en conclut rapidement qu’au-delà du mandat proprement dit, très limité en lui-même, il s’agit plutôt de constituer des écuries sénatoriales.

Du côté des écologistes, l’inusable slogan « Penser global, Agir local » revêt dans ce mandat sa pleine signification, du mandat « d’informés » de la mandature précédente, nous souhaitons devenir des « conseillers » à part entière, évidemment, des conseillers des Français de l’étranger!

Plus information sur les évolutions locales de ces élections ici.

Royaume-Uni: La date limite pour votre settled status et pré settled status est au 30 Juin !

ATTENTION: La date limite pour demander votre settled status et pré settled status est au 30 Juin ! Si ce n’est déjà fait AGISSEZ IMMÉDIATEMENT. Il sera ensuite trop tard pour faire valoir vos droits et vous serez dans l’illegalité !

SETTLED STATUS: PASSÉ LE 30 JUIN IL SERA TROP TARD. NE RISQUEZ PAS L’EXPULSION !

Pour rappel, passé le 30 Juin il sera trop tard pour demander votre settled ou pré-settled status. Ne jouez pas avec le feu ! En l’absence du précieux document *, passé cette échéance vous deviendrez aux yeux des autorités Britanniques passible d’expulsion du jour au lendemain !

Tel est le sort qu’on déjà connu trois Britanniques en Allemagne. “ Germany deports three British for Brexit rule breach” titrait le presse Anglaise au début Avril. Expulsés, déportés, reconduits à la frontière, tel est bien ce qui menace des milliers de nos compatriotes et plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’Européens à travers le continent et ce dès aujourd’hui.

Conséquence du Brexit chaque pays a mis en place son propre système permettant aux Européens au Royaume-Uni mais aussi aux Britanniques en Europe de pouvoir jouir d’un minimum de droits. Settled status ici au Royaume-Uni , simple carte de séjour, offrant bien moins de protections, pour les Britanniques vivant en France. Dans certains pays, Allemagne mais aussi Espagne les délais sont déjà passés et les expulsions ont commencé.

Aux dernières nouvelles plus de 200 000 Français avaient obtenu leur fameux status au Royaume-Uni. Sur une communaute Française estimée parfois à 350 000 personnes je vous laisse calculer combien se retrouveront hors la loi passé le 30 Juin. Il est d’ores et dejà évident que nous serons dans les dizaines de milliers de Français désormais expulsables.

CELLULE D’URGENCE À VENIR ?

Dès Juin 2019 j’avais alerté Mme de Montchalin alors secrétaitre d’État aux Affaires Européennes sur cette situation à venir lui disant que nombre de Français ne sauront, ne voudront ou ne pourront demander leur settled status se retrouvant ainsi dans l’illégalité. Mme de Montchalin me confirmait que rien, oui rien, n’était prévu pour eux. Que ce soit par négligeance ou inconscience nos compatriotes expulsés mériteraient ainsi d’être abandonnés à leur sort. Et pourtant, contrainte et forcée la France devra bien créer, sous une forme ou sous une autre, une cellule d’urgence pour leur venir en aide.

Soyons sans illusions. Les Européens vivant au Royaume-Uni ont été traités comme monnaie d’échange ( vous vous souvenez le “bargaining chip” ?) durant les negociations sur le Brexit. Nul doute qu’il en sera de même post-Brexit. “Britain deports three French families for Brexit rule breach” pourra titrer la presse Anglaise en Juillet.

*Le document est électronique

https://www.gov.uk/view-prove-immigration-status

Frederic Fournier, Fin Avril 2021

Plus d’articles sur le site d’EELV UK: https://www.eelv-uk.com/

Au Royaume-Uni une vie associative sous anesthésie

Lors d’une récente réunion consulaire un élu remarquait que la vie associative des Français du Royaume-Uni était, je cite “moribonde”. Le terme est excessif.

D’une part nos responsables associatifs ont comme tous le monde appris à utiliser les outils de visioconférence. D’autre part notre Fédération des associations Françaises de Grande-Bretagne a maintenu la flamme en organisant des rencontres régulières. Des initiatives originales ont même vu le jour comme la déclamation de poèmes en ligne ou la fabrication de cocardes tricolores.

UN DISPOSITIF PUBLIC QUI NE JOUE PAS SON RôLE

Il y a quatre ans le gouvernement lançait le dispositif Stafe ( Dispositif de soutien au tissu associatif des Français de l’etranger) visant à financer la vie associative. Une intension louable venant en remplacement des fameuses “ réserves parlementaires” ouvertes à tous les clientélismes. Pourtant quatre ans après le bilan est décevant. Alors qu’au Royaume-Uni jusqu’à dix projets associatifs par an pourraient être financés seulement trois ont été retenus pour cette année 2021. Un résultat dérisoire au regard de l’importance de la communauté Française. Des dossiers trop lourds à monter ? Des associations mal informées ? Une obscure commission à Paris qui invalide des projets sans rien connaitre de la situation sur le terrain ? Un peu de tout cela.

Non la vie associative n’est pas moribonde mais seulement anesthésiée. Il est regrettable que la puissance publique n’ait rien fait pour la tirer de là.

Frédéric Fournier

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“ Un Plan École à déconfiner d’urgence ! ”

Au cours de ces 15 dernières années en tant que membre associatif représentant “ Français du Monde” puis en tant que parent et enfin qu’élu, j’ai participé à une petite dizaine de réunions du plan école. Les mots enfants, bien être, écologie et république y sont rarement prononcés !

Le 3 Juin 2019 se tenait à l’Institut Français la dernière réunion du comité de pilotage du Plan École avant que la Covid ne nous prive de ces rencontres. Pour les non initiés le Plan École rassemble tous les acteurs de l’éducation Française en Grande Bretagne; Parlementaires, services culturels et éducatifs de l’Ambassade, Consulat, Directeurs de Lycées, de Collèges, d’Ecoles primaires en gestion directe, homologuées, associées ou carrement privées, Associations de parents d’élèves, Syndicats d’enseignants, Élus consulaires et Représentants associatifs. Ouf ! L’objectif du Plan École est d’anticiper les besoins éducatifs de la communauté Française en Grande Bretagne. N’y manque que les enfants.

L’on parle bien peu d’éducation dans un Plan École mais l’on y entend beaucoup de chiffres. Ainsi le Lycée Charles de Gaulle a perdu 600 élèves en 4 ans. Ce n’est pas un mal. L’Ofsted ( l’organisme Britannique qui controle la qualité des établissements) avait un temps menacé de le fermer pour cause de surpopulation ! Plus gênant ce “ réservoir ” de South Kensington ne s’est pas déversé sur les autres établissements qui eux manquent d’élèves pour “ équilibrer leurs comptes”.

Les listes d’attentes ont fondu. Alors que dans les années 2 000 il était presque impossible de faire inscrire un nouvel elève sauf pour quelques parents au carnet d’adresse bien rempli il y a maintenant de la place partout. On quitte Londres ou l’on n’y vient plus. Les professeurs comme les familles. C’est la faute au Brexit et depuis un an à la Covid. Ah ces chères listes d’attentes ! Elles ont permis pendant des années aux établissements, Lycées, collèges, primaires, de pratiquer des augmentations vertigineuses des frais d’inscription, quasi systématiquement de 6% par an, excluant de fait les classes populaires et moyennes d’une education Française au Royaume-Uni. Comptez £ 13. 000 en moyenne pour une année aujourd’hui au Lycée International de Wembley ( Lunch included !). Certains ont comme un regret de ces années de vaches grasses.

Il faut donc aujourd’hui faire du “remplissage”, développer notre “marque”, mettre en avant nos “avantages concurrentiels”, aller chercher le chaland chez les Anglais puisque après le Brexit “certains voudront garder un lien avec l’Europe”, sans oublier les Américains ni les Asiatiques. Rien, rien par contre n’est proposé pour les quelques dizaines de milliers d’enfants Français et Francophones qui ne fréquentent pas les écoles Françaises faute de moyens. Rien non plus n’est dit sur la lourdeur des cartables, la lourdeur des programmes, les longs trajets pour rejoindre South Kensinghton, les menus dans les cantines, le bien être des enfants … Quand à l’écologie vous n’y pensez pas mon cher Monsieur ! Alors que je proposais un jour de verdir nos établissements certains pensaient que je parlais de refaire les peintures !

Durant ces quelques 2 heures 30 que durent ces grandes messes le mot de république n’est pas non plus prononcé. Et pourtant, quand elle le veut la république le peut. En 2001 la gauche a instauré les programmes FLAM ( Français Langue maternelle ) offrant un financement à des structures associatives permettant aux enfants dans un cadre péri scolaire de rester en contact avec la langue Française. Les quelques 4.300 élèves fréquentant ces 55 écoles Flam au Royaume Uni en font aujourd’hui le premier réseau mondial de soutien à la langue Française auprès des jeunes enfants.

En ce printemps 2021 l’humeur n’est plus à la prospective. On anticipe des fermetures de classe à la rentrée. Il est à craindre qu’en Septembre les discussions porteront plus sur le droit du travail que le droit des enfants. Il est grand temps de déconfiner le plan école et de tout y remettre à plat !

Nous proposons :

– Homologation de tout les établissements à la démarche d’obtention du label E3D (école en démarche de développement durable).

– Renforcement des dispositifs éducatifs accompagnant la prise d’initiative et la sensibilisation à l’écologie.

Frédéric Fournier

Conseiller consulaire au Royaume-Uni

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Le succès des verts britanniques aux élections locales du 6 mai

Les Scottish Green ont vu leur nombre de sièges progresser de 6 à 8 sur un total de 129 sièges (correspondant à 8.1% des votants). Mais surtout, ils vont pouvoir jouer un rôle pivot en permettant à Nicola Surgeon d’obtenir une majorité absolue au parlement Ecossais ce qui rendra certainement possible un référendum d’indépendance dans les 2 années qui viennent.

Quant au Green Party England and Wales (GPEW) le gain est de 91 sièges de conseillers locaux pour un nouveau total de 453 sièges sur un total de 18 330. Le gain est donc +26% mais le GPEW reste loin derrière les Liberal Democrats qui comptent 2 500 conseillers.  À Bristol le GPEW a terminé second derrière le Labour. À Londres Sian Berry consolide sa troisième place en obtenant un troisième conseiller à la London Assembly (sur un total de 25).

Caroline Lucas reste la seule membre du GPEW au parlement britannique et, à la House of Lords on ne compte que deux membres du GPEW : Natalie Bennett et Jenny Jones.

Les media ont peu parlé du succès des Green préférant s’attarder sur le déclin du Party Labour dans les bastions populaires du nord-est de l’Angleterre au profit de Boris Johnson qui capitalise en partie sur la campagne de vaccination. L’une des clés du succès des Greens aux élections du 6 mai a été la réinvention de la démocratie participative en se connectant avec la communauté locale loin de l’approche descendante du Labour. Cette façon de faire de la politique résonne particulièrement parmi la communauté working-class qui avait exprimé son désir de reprendre le contrôle par son vote ‘leave’ au referendum du Brexit.

Le co-leader du GPEW Jonathan Bartley a dit : « nous passons du statut de plus gros des petits partis a celui de l’un des gros partis »

Rémi Vazeille

Elles et ils nous soutiennent

Julien Bayou, Secrétaire national d’Europe Ecologie – Les Verts

« Notre objectif est clair, peser dans la vie publique des Français.e.s établi.e.s hors de France, via des élu.e.s investi.e.s et engagé.e.s localement pour le bien public, fer de lance de politiques de solidarité et de lutte contre le changement climatique au plus proche de nos concitoyen.ne.s comme au sein de l’Assemblée des Français de l’Etranger et du Sénat. »

Julien Bayou, Secrétaire national d’Europe Ecologie - Les Verts

Sandra Regol, Secrétaire nationale adjointe d’Europe Ecologie - Les Verts

Sandra Regol, Secrétaire nationale adjointe d’Europe Ecologie – Les Verts

« De l’échelon le plus local au plus global, Europe Ecologie – Les Verts se mobilise aux côtés de la société civile afin de proposer des solutions concrètes pour une justice sociale et environnementale. Aidez-nous à faire gagner l’écologie lors des élections consulaires, votez pour les candidat.e.s soutenu.e.s par EELV Hors de France. »


Esther Benbassa, Sénatrice EELV, Vice-présidente du groupe Écologiste – Solidarité et Territoires au Sénat

Je ne peux qu’encourager les femmes et les hommes à s’impliquer dans la dynamique de l’écologie politique portée par EELV Hors de France pour ces prochaines élections consulaires et à s’approprier les nombreuses propositions en matière d’éducation, d’accès aux services publics, de protection sociale, d’échanges culturels ou encore de démocratie, qui sont détaillées dans le programme des listes EELV.”

Esther Benbassa, Sénatrice EELV, Vice-présidente du groupe Écologiste - Solidarité et Territoires au Sénat

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David Cormand, Député européen EELV, Co-Président de la délégation Europe Ecologie au Parlement européen

« Pour la première fois aux élections consulaires, l’écologie sera présente dans quelque 80 circonscriptions à travers le monde. C’est un formidable espoir pour tou.te.s les Français.e.s de l’étranger qui souhaitent que l’écologie soit plus forte au Sénat. 


Yannick Jadot, Député européen EELV

« Partout dans le monde, la France dispose d’un réseau exceptionnel à la fois diplomatique et éducatif, elle se doit d’être aux avant-postes des politiques de solidarité et de lutte contre le dérèglement climatique. Aux élections consulaires, choisissez les candidat.e.s qui porteront cette ambition en votant pour les listes soutenues par Europe Ecologie – Les Verts. »

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Benoît Biteau, Député européen écologiste

« Nos listes présentes sur l’ensemble des cinq continents traduisent un large rassemblement autour de nos idées, elles sont ouvertes à la diversité du monde. Dispersé.e.s aux quatre coins du monde mais uni.e.s derrière l’écologie ! » 


Grégory Doucet, Maire EELV de Lyon

« Nous aspirons à un nouveau modèle et avons bon espoir que la dynamique d’EELV Hors de France viendra bousculer le vieux monde et participera au renforcement de notre groupe politique au Sénat dès septembre prochain. Pour ce faire, aux élections consulaires, votez pour les écologistes d’Europe Ecologie Les Verts ! »

Grégory Doucet, Maire EELV de Lyon

Léonore Moncond’huy, Maire EELV de Poitiers 

« L’écologie : une multitude d’actions locales, un espoir global ! Uni.e.s dans la diversité des territoires que nous représentons, portons ensemble, dans nos villes comme dans nos conseils consulaires, une action écologiste à la hauteur des enjeux. »

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Éric Piolle, Maire EELV de Grenoble

Éric Piolle, Maire EELV de Grenoble

« Les militantes et militants qui composent notre mouvement, au-delà des frontières, prouvent une nouvelle fois par la présentation de ces listes et leurs propositions pour les élections consulaires que l’écologie politique n’est pas une force d’appoint et que nous postulons bien à conduire le changement.»

En cette décennie 2020, pourquoi s’engager en politique?

{Cet article est un republication du site internet du groupe EELV-Royaume Uni, vous pouvez accéder à l’original ici}

Je suis née en 1970, à une époque où la politique faisait partie intégrante de la citoyenneté, et je me souviens des discussions enflammées au lycée et à l’université. Aujourd’hui, la défiance envers les politiques s’est généralisée et les extrêmes, qui semblent parler plus ‘vrai’, sont dangereusement plus populaires. Pourtant, la politique est le socle de notre démocratie, et si nous acceptons, comme le suggère Aristote, que “l’homme est un animal politique”, s’engager en politique implique a minima faire son devoir de citoyen, en prenant part aux élections.

Vous n’êtes pas obligés d’adhérer à toutes les idées, ni même à un parti, mais la préservation de notre planète passe également par la lutte pour la protection de la démocratie; elle aussi est fragile. On voit les dégâts que des leaders extrémistes tels que Bolsonaro, ou Trump peuvent faire à l’écologie. Je pense également au Brexit, c’est a dire un changement de direction drastique, et durable du pays, qui a été décidé par les plus de 65 ans; 90% d’entre eux ont voté, contre 64% des jeunes. S’inscrire et voter, c’est préserver la démocratie.

Le deuxième niveau d’engagement en politique, c’est de rejoindre en tant que sympathisant ou adhérent un parti. C’est la décision que j’ai prise il y a 5 ans, tout d’abord avec le Women’s equality party, et maintenant avec EELV, car, pour mettre en place des changements durables, il faut les inscrire au coeur du monde politique, en faisant évoluer les lois, et les institutions.

Bien sûr, les manifestations spectaculaires d’XR (dont je fais également partie), les discours de Greta entre autres, réveillent les consciences, et créent la pression nécessaire pour forcer les politiques à ne plus ignorer la situation écologique.

Bien sûr les fantastiques initiatives tel que l’Economie bleue et les Climat’optimistes ou les innovations telles que Big Green sont indispensables pour sauver la planète.

Mais avoir des élus représentant 100% l’agenda écologique, lui donne une voix plus importante encore. Les verts allemands ont remporté une élection régionale avec 32% des votes. Les verts européens ont fait 13,5 % aux dernières élections et au Royaume-Uni la liste EELV a obtenu 22% aux elections éuropeennes de 2019.

Localement, nous avons une forte chance d’avoir des conseillers consulaires aux élections du 30 mai. Les élections consulaires sont importantes car les conseillers consulaires sont vos représentants locaux, et protègent vos droits. Pour preuve, des jeunes Français inscrits dans des universités du Québec ont monté une liste pour l’élection des conseillers consulaires, afin de faire écho à leurs difficultés liées à la situation sanitaire et à la hausse des frais de scolarité.

Comme je le disais au début, à EELV UK, nous sommes motivés par l’action ; l’année dernière, nous organisions des cafés écolos, des cours de permaculture, et le nettoyage de canaux. Cette année, nous demarrons des Ateliers participatifs sur la lutte contre les changements climatiques, la discrimination faite aux femmes, et l’écocitoyenneté par example. Ces ateliers en trois volets ont pour but de développer des idées et plans d’actions locaux que nous mettrons en place dès Juin 2021.

Pour résumer, n’ignorez pas l’engagement politique en plus de l’engagement professionnel ou associatif, au travers:

  • De voter aux élections consulaires du 30 mai, en ligne, à l’urne ou par procuration
  • De l’adhésion à un parti
  • Ou par exemple, en venant aux ateliers participatifs qui vont débuter le 19 avril.

Isabelle Blanchot

Binôme tête de liste EELV-UK pour les élections consulaires 2021

Fukushima et l´abandon du nucléaire en Allemagne

11 mars 2021 : date anniversaire de la funeste explosion de la centrale nucléaire de Fukushima.

Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur l’abandon du nucléaire en Allemagne, qui est souvent débattu, en s’éloignant des faits que je rappelle ici :

  • 2000 : la coalition rouge (298 députés) – verte (47 députés) négocie avec les producteurs d’électricité d’origine nucléaire un plafonnement des quantités de TWh à produire encore. Cela conduit à un arrêt progressif jusque 2022. Accord qui ne débouche sur aucune plainte civile des producteurs.
  • 2010 : la coalition noire (239 députés) – jaune (93 députés) décide d’augmenter fortement les quantités à produire, ce qui porte l’arrêt de la dernière centrale à 2036.
  • mars 2011 : suite à Fukushima, et aussi suite au timing malheureux conduisant à la branlée électorale de la CDU le 25 mars 2011 en Bade-Württemberg, qui vit le Land basculer aux mains des Verts, le gouvernement CDU-FDP, gouverne par la Docteure en physique Mme Merkel, décide un moratoire immédiat sur le nucléaire et l’abandon de celui-ci à horizon 2022.

C’est donc bien la droite qui a décidé l’abandon définitif du nucléaire. La droite qui gouverne depuis 10 ans ce pays et n’a pas dévié de sa ligne.

  • mars 2021 : suite aux plaintes des producteurs de nucléaire, qui avaient entamé des investissements en 2010, favorisés par le report de la fermeture des centrales, l’Etat allemand convient d’un compromis avec ces entreprises et paye 2,4 milliards d’euros à celles-ci en compensation de sa décision prise à la va-vite en 2011.

Commentaire d’un écologiste aux pro-nucléaire : l’adresse pour aller raler n’est pas celle des Verts, mais celle de la CDU et du FDP. Ces deux partis, par peur politique, ont décidé d’arrêter le nucléaire. C’est un calcul purement cynique qui leur a fait abandonner cette source d’électricité au profit de leur survie électorale. Car dans le même temps, le parti écologiste était passé de 10% à 25% dans les sondages.
Quant aux sociaux-démocrates , ils ont décidé la fin du nucléaire en 2000 qui était leur compromis avec les Verts en échange de l’Agenda 2010.

Nous autres écologistes, étions et sommes restés anti-nucléaires. La peur des écologistes a conduit à l’abandon du nucléaire en Allemagne, pas la peur du nucléaire lui-même.

L´évolution de la production d’électricité en Allemagne

Il est temps de se pencher sur l’évolution de la production d’électricité en Allemagne.
40% des émissions de GES viennent de là en Allemagne.

En 2020, la part d’énergies renouvelables est passée de 46% à 51%. 3 causes : une consommation globale moindre, beaucoup de vent et de soleil. La production brute d’origine renouvelable a augmenté de 4%. Le nucléaire poursuit son lent déclin suite à la fermeture d’une vieille centrale à côté de Karlsruhe : 14%.

Et surprise, car à écouter les infos et politiques français « les allemands ont remplacé le nucléaire par du charbon », celui-ci, lignite incluses, passe de 29% à 24% du mix. Ainsi le charbon qui était à 55% en 2000, année des décisions de sortie programmée du nucléaire, a perdu plus de la moitié de sa part productive. Cassez donc ce mythe du charbon remplaçant le nucléaire. La production brute en TWh d’électricité productrice de CO2 (charbon, lignite, gaz) a diminué de 15%.

Au final, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 10% en 2020 en Allemagne, et 5% dans le monde. C’est d’ailleurs le rythme nécessaire pour tenir les engagements de Paris…

Florian Chiron